Dune aux poussières pétrifiées
D’une colline en face un infini bleuté de haut en bas
En haut et en bas une réserve de vert un amas de pierres
Mille poussières d’histoires usées aux grés des vents
Être un peu l’unique messager sans autre moyen que le verbe à déployer dans des sonorités pinçantes des cris stupéfiants de syllabes identiques
Simple cacophonie répétitive à vouloir surtout se faire entendre
A chaque heure son courage
J’écoute l’air vibrer de ces partitions volontaires
Organisez de tonitruantes mélodies mélangez vos chants
Expirez vos sons vivants
Un lézard en silence libère sa place sans laisser de trace
Les sols brûlent, les roches blessent
Et toujours ces insectes excités aimant le sec
La chaleur dans les failles et partout
La mémoire salée s’esquisse en cercles imparfaits jusqu’au prochain trouble
L’eau joue du miroir à la transparence donne un reflet à la solitude nourrit la confusion jusqu’au prochain trouble
Les peaux ont donné ce qu’elles pouvaient
Rouges de chaleur blanches de moiteur
Piquées de petits grains de sable trop sensibles au toucher
Oh désirs retenus
Oh plaisirs distraits
Dans les souffles entrecroisés l’émotion effleure toute la surface se serre contre un même frisson
Une douce torpeur s’est emparée du moment pour en faire un souvenir ou bien un secret
Comme si les acteurs ne jouaient plus
Comme si le bruit s’était perdu
Et quand les détails à leur tour se sont égarés
Entre le net et le flou une vérité simple s’est confondue un défi s’est dessiné
Entre la raison et l’envie je n’existais plus
Saoulé de soleil je me vouais à rêver
Belles Atlantes rêviez vous aussi ?
Mon regard s’est reposé détaché des buts laissé aller
Mes paysages sensuels se laissaient faire
Des cœurs battaient en secret pour en faire un souvenir
F Olivas

