Le poids du métal rare s’est volatilisé en essence colorée
Le prix de l’espace s’est mesuré aux valeurs de l’homme
Drôle d’idée…
Dans les heures d’or
Avant que la nuit ne s’empare du décor
Crêtes dessinées horizons touchés les vagues les branches brûlées
une lumière expire ses fabuleux contres jours…
Révélées les beautés cachées de l’ombre
dans l’imaginaire des détails se forment
quand dans les temps clairs ils n’étaient pas vus
Alors les couleurs s’endorment
Le soleil annonce son extinction quotidienne
L’atmosphère s’enrichit du repos
Le paysage devient silhouette
Un ange un bijou ma fortune
sa peau se pare de la teinte précieuse
Texture caressante en satin enveloppe rebondissante
galbes minces contours cambrés de noir canons singuliers
L’œil est une main
La surface délire
Des rayons en angles aigus forment une esquisse de la réalité
Celle qui fait rêver
Que peut on encore offrir au présent étonnant fuyant
Un plaisir à recevoir en douceur
Un souvenir à entrevoir en plein cœur
Une image qui ne saurait décevoir
Une apparition du bonheur
Je m’installe devant elle et la transforme en spectacle
Elle joue sans aucun rôle
Rien d’autre qu’une matière fidèle au couchant
aimée par les instants un corps devenant
une étape dorée insensible au toucher provocante au regard
douée d’un don qui se soulève dans les moments tard
Etroites pensées émotions d’êtres émotions d’être.
Un désir va se coucher
se recoucher
F Olivas

