Fière cascade au son du mouvement l’air et l’eau s’entendent
La pluie est son reflet sans frontière
Parfois elles se touchent
Les petites taches en ton sur ton s’effacent en tombant
Et le soleil impuissant amant sèche au bord des larmes
Le rocher brille ou se décore de feuilles pourritures humides merveilles
La branche ou le tronc oscillent reçoivent en bloc et se barrent de rage
Les fleurs passent en flottaisons tourmentées fluctuations de tourbillons transparences turbulentes
Le courant donne des claques aux galets cogne marque et dessine le passage
Quand le ruisseau chute on voit la blancheur fracassante comme son sang qui s’étale
Pas de mort sur le chemin qui s’est précipité juste un temps qui s’est accéléré
Et le bruit fort souffle humide libère une joie assourdissante
La lumière éclaboussée ajoute un arc-en-ciel à la fête
Et la nymphe prend un bain
Elle s’étend le temps d’un songe sur la berge
Ses jambes s’allongent ses mains se posent
Elle défend la nature invite la beauté au bal aquatique
donne son teint clair en témoignage de son amitié
Des gouttes se dispersent en surface rafraîchissement de chair
ponctuations de peau sans manières
Les belles leçons sont oubliées pour un cœur à donner
ses longs cheveux mouillés bataillent pour un charme à livrer
Humeur moite l’homme convoite le désir voudrait séduire
Secrètes sécrétions miction d’encre il émet sa déclaration à bout de doigts
Et son poème tente la candide baigneuse
Voilà qu’il a vaincu les fruits et les chants d’oiseaux
Il se projette une idée du bonheur un cri de joie sans voix se perd
Il a gagné un tableau l’image lui fait l’amour
Mais c’est dans un rêve qu’il se rue… et il peut y rester à jamais
Bienheureux sur la rive onirique
F Olivas

