Il y a à chaque fois ce corps qui attise l’envie modèle et donne la vie
Comme les braises
Son incandescence ravive l’impatience réactive les cendres
Un amour brûlant
Il réchauffe un cœur le grand mouvement de joie
L’étoile en est témoin
Le rayon solaire offre à la terre son spectre
Le rocher se ride
L’arbre s’épanouit
Et l’humain jouit d’une passion infinie
Quelle chaleur
A la limite de la douleur les segments s’étendent se livrent à un jeu d’abandon
Je sens cette confusion de sécheresse et de moiteur
Comme les ombres doivent bien leur force à la lumière
Les contrastes de la vie sont poussés aux extrêmes et j’aime les animer
La belle dénudée s’est baignée dans un feu invisible
Elle m’a laissé construire un univers aux frontières sensibles
Sa surface irradiée nourrice d’une âme qui la livre à l’espace
Quel bonheur
Une enveloppe moirée a exalté mon imagination
La matière fébrile excitait ma conscience et ma volonté s’est érigée
Les chairs ardentes diffusaient dans ma raison elles m’ont tenté
Le feu s’est propagé
L’obsession dans mon inspiration la passion m’a gagné
Je croyais la toucher au risque de l’enflammer
Une étendue de douceur a frôlé mon regard il s’est consumé
Autour d’elle je serai toujours l’Icare ou le Phoenix
F Olivas

