Souvenir d’un clair de lune
Belle étoile adolescente
Plein astre à l’heure des peurs
Demi-rêve d’un consensuel débat entre vierges tendues et chats trop noirs
L’original observe sa noyade dans une boue médiocre
Les coléoptères font l’amour dans une chambre de satin et ont éteint la lumière
Un piège ouvert
En mélangeant leur toile des impossibles araignées dansent sans savoir pourquoi
Pour contrôler le hasard, et attendre les coïncidences
S’émouvoir à la frontière
Laisser passer l’étonnement qui va faire un beau voyage
Va dévisager les corps
Va assister à leur force
Et mesurer la nuance de l’existence à la présence
Esprit démesuré
Cher incarné si bien modelé à l’enveloppe sensible
Comme il aime jouer avec les fées
apprendre leurs charmes
Tourner autour et passer pour un fou
Fermés les yeux comme à l’Art de la tolérance
Forcée la beauté à sortir de son repère
_Vive qu’elle vive à découvert ! _
Traversés des pleurs
Echappés des rires
Devinées des pensées
Vus des détails sans importance
Evitées les cruelles évidences
Fait et refait l’amour imaginaire comme un vrai
Donnée et prise une idée du délicieux
Jouit de la simplicité des énigmes
Fin mise aux bonnes valeurs hypocrites
Soufflée la petite musique
Chantée la fine mélodie
Fait un grand bruit
Cadencées les impulsions en avance
Rythmés les contres-temps des retards ponctuels
Enfin dans la confidence la confiance
Voilà que cherche un chercheur et trouve tout ce qu’il veut
Il suffisait de laisser la lumière allumée
F Olivas

